Quand la loi se mêle de l'éducation parentale
Par Stéphanie le mardi, novembre 24 2009, 14:05 - Education :: Arsouille - Lien permanent
Quelle ébullition autour de la députée française UMP Edwige Antier à propos de sa proposition de loi visant à interdire la fessée !
Deux extrêmes
Je me rappelle il y a 15 ans, j'étais aux USA, et ma famille d'accueil m'expliquait que ici, si tu mettais une (même petite) fessée à ton enfant dans un magasin parce qu'il faisait une groOOosse bêtise, les témoins appelaient les flics.
Je me rappelle aussi il y a 15 ans que notre voisin avait un martinet chez lui et qu'il l'utilisait impunément sur ses enfants (réellement insupportables) quand, d'après lui, ils le méritaient.
Je me suis demandée à l'époque où était le juste milieu de l'implication des tiers et j'avoue que je me le demande encore...
Fesser son enfant, une méthode éducative ?
Je n'ai jamais considéré le "châtiment corporel" comme une méthode d'éducation et évidement taper mon enfant pour son bien et/ou le mien ne m'est jamais venu à l'esprit.
Avec la venue d'Elliott j'ai eu l'occasion de réfléchir globalement à la manière dont je souhaitais l'élever et j'affine "la méthode" au fur et à mesure que les mois passent et les conflits surgissent. Même les petites tapes sur les mains qui me semblaient anodines ont pris un autre sens pour moi.
Je n'ai pas confondu la crainte et le respect, je n'ai pas souhaité d'un enfant obéissant par peur des représailles.
J'ai au cours de sa première année commencé à trouver naturel de le traiter avec le même respect et les mêmes droits qu'une "grande personne".
Quand la loi s'en mêle
Alors, oui, il existe des alternatives bien plus respectueuses aux tapes, aux fessées, et autres gifles et la Mère Joie le développe très bien dans sa série sur le sujet alors qu'Edwige n'en parle pas beaucoup, ce qui rend son projet caduque.
Oui, il existe aussi des méthodes bien plus humiliantes, nocives et toxiques que les châtiments corporels mais point de projet de loi sur le sujet.
Ce projet de loi me laisse un goût amère je trouve tellement arbitraire de pouvoir juger bon ou mauvais un parent s'il fesse ou non son enfant.
Ca me fait le même effet que d'interdire à certains couples d'adopter, sous prétexte de leur orientation sexuelle, alors que des hétéros humiliant et rabaissant verbalement leur enfant peuvent en élever autant qu'ils en veulent...
Commentaires
Petit à petit l'oiseau... euh l'enfant fait son nid.
Ca a mis déjà tant de temps pour que l'enfant ait des droits en France ! Ca a mis tant de temps pour que les directives lucides de l'éducation nationale soient appliquées et encore, pas pourtout à ce jour...
On ne sera plus là pour constater le devenir du statut de l'enfant mais j'ai espoir.
Les choses évoluent, dans le bon sens, mais lentement j'en conviens.
Ta série de billet devrait être mise entre plus de main encore, on ne se rend pas forcement compte du tord que l'on fait et des nouvelles perspectives sont ici bienvenues !