Tiens, c'est mon 100ème message !

Par un hasard de la vie j'ai déménagé dans un autre pays quelques jours après la naissance de mon fils.
Je travaillais alors à plein temps dans le domaine du web depuis quelques années, en tant que salariée, et aujourd'hui je continue exactement la même activité, avec les mêmes personnes, en tant qu'indépendante et à 1500 km de mon bureau initial.

Mon statut d'indépendante je l'ai officiellement acquis quand mon fils a eu 7 mois et il a commencé à aller chez une nounou 30 heures par semaine lorsqu'il a eu 8 mois.

Mon travail, c'est ma santé (mentale)

Mais j'ai en réalité très rapidement repris une activité professionnelle : quelques semaines après sa naissance j'avais déjà des petits projets en cours.
Il n'était pas concevable pour moi que ma journée se résume à allaiter, changer des couches, me faire vomir dessus et faire le ménage.

Je ne me sentais pas entière comme ça. Mère au Foyer, pas mon truc. Le mari qui travaille et rapporte de l'argent, l'épouse qui gère enfant et maison, je ne voulais pas.

J'étais heureuse de passer beaucoup de temps avec mon bébé, de le voir chaque jour grandir et évoluer, mais je n'étais pas prête à lui sacrifier mon intellect et quelque chose dans lequel j'étais douée et que je trouvais épanouissant et enrichissant.

Dès ses 3 mois une babysitter est venu 2 matinées par semaine chez nous.
J'ai pu reprendre ainsi doucement un rythme de travail, des vraies plages horaires de travail effectif (et pas des tranches d'une demi heure pendant ses siestes), appeler mes clients sans avoir à me demander si on serait interrompu...

A 2 ans presque et demi mon fils va à la crèche 5 jours par semaine jusqu'à 16h.
Moi je travaille environ 80 heures par mois (contre 150 pour un temps complet), de chez moi, j'ai des horaires (surtout pour que mes clients me joignent par téléphone, magie du transfert d'appel international) mais relativement flexibles, je peux prendre mon petit dej' en commençant ma journée de travail (quoi que je le faisais aussi au bureau ça), bosser en pyjama, ne rien faire s'il n'y a rien d'urgent et compenser le soir ou le week-end si besoin.

En plus, étant donné la législation en vigueur en Allemagne pour les indépendants de mon espèce, je gagne aussi bien ma vie qu'à plein temps en France.

Bon, c'est vrai aussi que je me retrouve plusieurs fois par semaine à devoir bosser à des moments où je n'étais pas supposée le faire, mais c'est le revers de la médaille de passer son lundi matin à regarder des séries débiles au lieu d'être en train de vraiment travailler.

Je sais bien que j'ai une chance rare sur ce coup là, mais quand bien même : avoir un travail qui me plait et bien le faire, avoir la possibilité de lever le pied quand je le souhaite, voilà un domaine où je me sens wonderwoman (par contre, vous le verrez, ailleurs c'est pas aussi brillant)...