Depuis quelques années je passe par des phases plus ou moins longues de peurs irrationnelles sans que j'arrive à enrayer le problème.
Par deux fois ces dernières années j'ai fait de courtes consultations psy (-cologues et -chatriques) qui ont réussi à enrayer la crise en cours mais je n'ai jamais pris le temps ni eu le courage d'aller au fond des choses.
J'avais le sentiment de devoir comprendre le gros du problème par moi avant de me confier à un tiers et m'épancher pendant des heures sur le fauteuil d'un thérapeute ne m'enchantait guère.
Puis il a quelques semaines alors que j'étais en France une nouvelle phase a commencé et parallèlement j'ai été amenée à réfléchir à la situation et je me suis dit qu'une courte thérapie comportementale, ou une séance en PNL (programmation neuro linguistique) pourrait être une bonne méthode pour régler le problème.
Cette nouvelle phase dure depuis 2 mois et prend des proportions vraiment handicapantes : je ne peux plus sortir sans prendre des anxiolytiques.
Mais qu'est ce que j'ai au fait ?
Au plus fort de la crise on peut caractériser cela d'agoraphobie.
Pas la peur des gens mais celle de sortir avec le sentiment que le monde extérieur est un environnement inhospitalier dans lequel il va m'arriver des choses désagréables et embarrassantes : la paralysante certitude qu'à tout moment je vais faire par exemple un gros malaise en public et que je ne peux faire face à cette situation.
Il y a en plus une multitude de choses qui me rappelle des expériences passées pénibles et qui sabotent le présent. Ça vire à la superstition.
J'ai eu un jour un problème en buvant du café, de l'alcool, en fumant une cigarette, dans un train, lors d'un voyage, dans telle pizzeria, après avoir mangé tel aliment, j'ai eu un gargouillis, ou une petite baisse de tension, il faisait chaud, j'étais fatiguée...
Dès que l'un de ces symptômes est vécu dans une situation présente je panique à l'idée que recommencent ces situations traumatisantes de l'année 2001.
Ces "crises" sont plus ou moins longues : quelques minutes, quelques heures, quelques jours.
Pendant
lesquelles je m'écoute toute entière et au moindre signe (fatigue,
baisse de tension, faim...) je panique à l'idée de me retrouver
dans une des situations passées et mon stress augmente mes "symptômes".
Je ne suis plus capable de penser à la vraie vie, à que tout pourrait
bien se passer après, je reste toute focalisée sur ce mal être et à comment
ça pourrait mal se passer maintenant.
Prochain épisode : la thérapie qui a tout changé