Contreblog // Espace libre :: Esprit créatif (et vice versa)

Working-girl le matin, mère de foyer l'après midi et éplucheuse de smarties à temps complet.

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mardi, décembre 29 2009

Décembre 2009 - Après

Je vais commencer par le point négatif qui n'a rien à voir avec l'EFT mais avec le "traitement" que j'ai eu en complément.
J'ai 17 prises réparties tout au long de la journée, à prendre à des moments bien particuliers. Quand on est en vacances, qu'aucun rythme n'est établi, qu'on est tout le temps en promenade, c'est vraiment pas pratique.

Sinon au quotidien les effets sont assez spectaculaires, d'autant que j'étais dans une période de crise assez longue et bien marquée.

Je ne surinterprète plus le moindre signe de fatigue ou autres gargouillis comme annonciateur d'un malaise et n'ai plus besoin de vérifier le contenu de mon sac à main (où tous mes grigris sont rangés, du sucre au Lexomil) avant de sortir.

Je me réhabitue progressivement à ces choses normales de la vie.

Mais surtout je ne me prive pas de faire des choses, de sortir, ou de boire un (demi) verre de Jurançon, par peur que mon corps me lâche.

lundi, décembre 28 2009

Décembre 2009 - Pendant

Vous avez raté le début

Mon frère de 18 ans venait d'expérimenter sa toute première séance d'EFT (Emotional freedom technique, quelques explications par ici) à cause d'un problème d'intolérance au lait de vache et dérivés : depuis sa naissance il ne pouvait prendre de fromage, beurre, lait, crème ou lactose dans faire de réaction (pas graves mais tout de même suffisamment désagréables pour qu'il doivent les bannir de son alimentation).

J'ai un peu lu sur l'EFT et cela peut laisser perplexe, surtout quand on lit que cela peut fonctionner à distance.

Mais après une séance mon frère était réparé, j'ai voulu tenter l'expérience sur mes phobies.

Comme lui je suis allée voir un praticien à Marseille. La séance a duré environ 90 minutes, durant laquelle nous avons dans une première phase abordé de vive voix mon problème : nous sommes remontés au moment du traumatisme et avec évoqué ce que j'ai ressenti et aussi les peurs liées que j'ai au quotidien, 8 ans plus tard.

A partir de là il a créé un mélange sur mesure d'élixirs floraux (à prendre 6 fois par jour pendant 20 jours), m'a recommandé quelques minéraux et un pro-biotique pour mes problèmes de ventre puis il est passé à la séance de tapotements, l'EFT proprement dit.

J'ai estimé la peur que je ressentais entre 7 et 8 sur 10 avant que la séance ne commence, sur les 3 points évoqués avec le praticien (chacun associé à une phrase à dire pendant les tapotements).
Après la séance la peur est "descendue" de 3 à 0 sur 10.

La libération a été immédiate. J'ai eu envie de pleurer de soulagement (mais je n'ai pas pu - à ce propos j'irai certainement faire une autre séance pour la gestion de mes émotions).

Prochain épisode : changements au quotidien.

samedi, décembre 26 2009

Décembre 2009 - Avant

Depuis quelques années je passe par des phases plus ou moins longues de peurs irrationnelles sans que j'arrive à enrayer le problème.

Par deux fois ces dernières années j'ai fait de courtes consultations psy (-cologues et -chatriques) qui ont réussi à enrayer la crise en cours mais je n'ai jamais pris le temps ni eu le courage d'aller au fond des choses. 

J'avais le sentiment de devoir comprendre le gros du problème par moi avant de me confier à un tiers et m'épancher pendant des heures sur le fauteuil d'un thérapeute ne m'enchantait guère.

Puis il a quelques semaines alors que j'étais en France une nouvelle phase a commencé et parallèlement j'ai été amenée à réfléchir à la situation et je me suis dit qu'une courte thérapie comportementale, ou une séance en PNL (programmation neuro linguistique) pourrait être une bonne méthode pour régler le problème.

Cette nouvelle phase dure depuis 2 mois et prend des proportions vraiment handicapantes : je ne peux plus sortir sans prendre des anxiolytiques.

Mais qu'est ce que j'ai au fait ?

Au plus fort de la crise on peut caractériser cela d'agoraphobie.
Pas la peur des gens mais celle de sortir avec le sentiment que le monde extérieur est un environnement inhospitalier dans lequel il va m'arriver des choses désagréables et embarrassantes : la paralysante certitude qu'à tout moment je vais faire par exemple un gros malaise en public et que je ne peux faire face à cette situation.

Il y a en plus une multitude de choses qui me rappelle des expériences passées pénibles et qui sabotent le présent. Ça vire à la superstition.
J'ai eu un jour un problème en buvant du café, de l'alcool, en fumant une cigarette, dans un train, lors d'un voyage, dans telle pizzeria, après avoir mangé tel aliment, j'ai eu un gargouillis, ou une petite baisse de tension, il faisait chaud, j'étais fatiguée...
Dès que l'un de ces symptômes est vécu dans une situation présente je panique à l'idée que recommencent ces situations traumatisantes de l'année 2001.

Ces "crises" sont plus ou moins longues : quelques minutes, quelques heures, quelques jours.
Pendant lesquelles je m'écoute toute entière et au moindre signe (fatigue, baisse de tension, faim...) je panique à l'idée de me retrouver dans une des situations passées et mon stress augmente mes "symptômes". Je ne suis plus capable de penser à la vraie vie, à que tout pourrait bien se passer après, je reste toute focalisée sur ce mal être et à comment ça pourrait mal se passer maintenant.

Prochain épisode : la thérapie qui a tout changé