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Working-girl le matin, mère de foyer l'après midi et éplucheuse de smarties à temps complet.

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mardi, novembre 24 2009

Quand la loi se mêle de l'éducation parentale

Quelle ébullition autour de la députée française UMP Edwige Antier à propos de sa proposition de loi visant à interdire la fessée !

Deux extrêmes

Je me rappelle il y a 15 ans, j'étais aux USA, et ma famille d'accueil m'expliquait que ici, si tu mettais une (même petite) fessée à ton enfant dans un magasin parce qu'il faisait une groOOosse bêtise, les témoins appelaient les flics.

Je me rappelle aussi il y a 15 ans que notre voisin avait un martinet chez lui et qu'il l'utilisait impunément sur ses enfants (réellement insupportables) quand, d'après lui, ils le méritaient.

Je me suis demandée à l'époque où était le juste milieu de l'implication des tiers et j'avoue que je me le demande encore...

Fesser son enfant, une méthode éducative ?

Je n'ai jamais considéré le "châtiment corporel" comme une méthode d'éducation et évidement taper mon enfant pour son bien et/ou le mien ne m'est jamais venu à l'esprit. 

Avec la venue d'Elliott j'ai eu l'occasion de réfléchir globalement à la manière dont je souhaitais l'élever et j'affine "la méthode" au fur et à mesure que les mois passent et les conflits surgissent. Même les petites tapes sur les mains qui me semblaient anodines ont pris un autre sens pour moi.

Je n'ai pas confondu la crainte et le respect, je n'ai pas souhaité d'un enfant obéissant par peur des représailles.

J'ai au cours de sa première année commencé à trouver naturel de le traiter avec le même respect et les mêmes droits qu'une "grande personne".

Quand la loi s'en mêle

Alors, oui, il existe des alternatives bien plus respectueuses aux tapes, aux fessées, et autres gifles et la Mère Joie le développe très bien dans sa série sur le sujet alors qu'Edwige n'en parle pas beaucoup, ce qui rend son projet caduque.

Oui, il existe aussi des méthodes bien plus humiliantes, nocives et toxiques que les châtiments corporels mais point de projet de loi sur le sujet.

Ce projet de loi me laisse un goût amère je trouve tellement arbitraire de pouvoir juger bon ou mauvais un parent s'il fesse ou non son enfant.
Ca me fait le même effet que d'interdire à certains couples d'adopter, sous prétexte de leur orientation sexuelle, alors que des hétéros humiliant et rabaissant verbalement leur enfant peuvent en élever autant qu'ils en veulent...

vendredi, juin 19 2009

Et toi, comment tu le punis quand il fait une bêtise ?

Moi : Ben c'est à dire qu'il en fait pas tant que ça des bêtises...

Quand je vois l'éducation que je (on, après tout on est deux) donne à mon (notre, après tout on est deux - je crois que vous avez compris le principe, on arrête là) fils de 20 mois, je me serais probablement giflée il y a 3 ans si je m'étais vue maintenant.

Pourquoi ?

Parce que je laisse une grande liberté à Elliott et qu'il y a 3 ans j'aurais eu le sentiment de le laisser faire et d'être laxiste. Mais en contre partie il est impliqué dans ses choix et leurs conséquences, autant que peut l'être un enfant de 20 mois et ça je ne l'avais pas vu venir.

Exemple 1

Il décide de sortir tous les tupperware du placard ? Pour moi dans l'absolu ce n'est pas une bêtise.

  • Si je suis bien lunée je laisse faire en lui expliquant qu'il m'aidera à ranger (parce qu'au final c'est ça l'important).
  • Si je suis mal lunée j'essaie de trouver une autre activité qui convienne à nous deux : juste 2 tupperware, un autre jeu...

Après tout ce n'est pas parce qu'il a 20 mois que ses envies doivent être considérées comme moins importantes que les miennes.
Et ça je ne l'aurai pas compris avant.

Attention, ça ne veut pas dire que je me laisse faire ou que je lui passe tout.

Ca veut juste dire que j'essaie d'être cohérente :

  • Si c'est dangereux, c'est interdit
  • Si c'est fragile, c'est interdit
  • Si c'est par principe, ça mérite réflexion

Réflexionnons

  1. Qui a dit que ça ne se faisait pas de sortir tous les tupperware du placard ?
  2. Parce que bon, finalement, ça va représenter du rangement en plus, mais c'est tout.
  3. Et si je peux me faire aider, est-ce que c'est toujours un problème ?

Exemple 2

Il grimpe sur le chat.
Un jour il m'a vu me mettre à califourchon sur le chat pour lui donner un médicament, depuis il essaie de lui grimper dessus.

Comme le chat pèse 5kg et Elliott 10, je ne crains pas vraiment pour la santé du chat. Mais tout de même...
Là le problème c'est que le chat ne pleure pas, ne cri pas (en fait il n'en a pas grand chose à faire, c'est un excellent compagnon de jeu) donc on dit Non, retire l'enfant du chat et lui explique qu'il lui fait mal et que les caresses c'est plus chouette.

Exemple 3

Il part en courant à l'autre bout du couloir au moment de mettre sa veste alors que c'est l'heure de partir, que je suis en retard et de mauvais poil.

Généralement il me suffit de lui dire que je n'ai pas le temps de jouer, qu'on est en retard et que ça serait plus pratique s'il venait tout de suite pour... qu'il vienne de son plein gré.
Il a pas encore de moyen de deviner que je suis dans une situation critique si je ne lui explique pas.

Si ça ne marche pas ou que j'ai zappé l'étape précédente par grosse flemmardise parce que à bout, je prends l'enfant tel un sac de patate, lui met sa veste pas très gentiment s'il gigote trop et descends 3 étages avec un monstre hurleur sous le bras.

Je ne suis pas non plus élue Mère de l'année 2009, je reste humaine et faillible.

Histoire à suivre...